Méthode d'apprentissage de la lecture que j'ai utilisée au CP
Avant
toute chose, pour apprendre aux élèves de CP à lire, il faut être soi-même
passionné par la lecture et faire partager ses joies de lecture présentes
et surtout passées : des livres lus lorsque l’on était petit, les
livres vieillis par le temps que l’on garde, les textes que l’on aime en
lecture offerte.
Il
faut travailler en oral sur les raisons d’apprendre à lire et la représentation
que les enfants ont de l’apprentissage de la lecture. Il faut aussi montrer
que la lecture est diverse en recherchant, avec les enfants, des
renseignements sur d’autres types de d’écrits grâce au "Cahier de
vie" entre autre, en utilisant un dictionnaire
pour répondre à une question, mon logiciel « pour une bonne orthographe »partie
« chasse aux mots » pour vérifier l’orthographe d’un mot,
mon fichier d'apprentissage
programmé de ces relations phonèmes-graphèmes pour l’outil « LEXIDATA »…
Il faut donc une phase de préparation
allez
à prénoms, phrases,
liens phonèmes-graphèmes
v
Travail de reconnaissance sur les prénoms
de la classe
Ø
Le prénom écrit d’un enfant est le premier
objet lui permettant de relier un signifié, lui, et un signifiant
écrit.
Ø
Ce travail doit se commencer dès la petite
section de maternelle, en association avec la photo de l’enfant au dessus du
porte-manteau, avec ou sans sur le présencier…
Ø
L’enfant s’attache à cet écrit
affectivement, si bien que la possibilité de le manipuler sous forme de
grosse étiquette, est primordiale. Étonnement il a tendance à reconnaître
ensuite les prénoms de ses meilleurs copains.
Ø Le travail sur les prénoms des enfants de la classe, repris au début du CP, permet d’avoir un capital de mots pour élaborer les hypothèses phonétiques et avoir de bonnes références.
Ø
De nombreuses utilisations du prénom et exercices
oraux et écrits peuvent être proposés pour la mémorisation des prénoms de
tous les élèves et intervenants de la classe . Leur utilisation pour
les services est très efficace.
Ø
On peut travailler sur quelques prénoms par jour
avec un travail de description physique des enfants assorti d’un travail
visuel sur les prénoms
Ø
On peut faire classer les prénoms en
collectif selon divers critères : classes de départ, filles et garçons…
Ø
On peut faire décorer des gros prénoms,
chaque lettre avec la même lettre, faire un travail de découpage dans des
revues et décors autour…
Ø
On peut faire un travail sur la notion d’initiale
du prénom, de majuscule, de classement selon l’initiale assorti
d’une observation des différences permettant de distinguer des prénoms
proches.
Ø
On peut faire observer les 3 écritures du même
prénoms (scripte, tout en majuscule, cursive)
etc.… en haut
v
Travail sur la signification d’un ensemble
de mots : une phrase
Ø
Les événements de la vie de la classe
doivent être écrit régulièrement, dès la petite section, exposés pour les
parents qui le liront devant les enfants, même si aucun travail ne se fait
dessus.
Ø
Les événements de la vie de la classe sont
travaillés en grande section, à partir de phrases simples et significatives (autour
des verbes a apporté, mange, va, a acheté, fait…)
Ø Un cahier de « vie » en section de grands, un cahier de lecture au CP, consigne tous ces événements, avec une partie plus ou moins grande de « lecture » pour les parents (cahier de liaison)
Au CP, je commence l’année par des phrases simples, à lire globalement, relatant soit des activités faites en classe, soit un travail sur la semaine et l’emploi du temps.
Ø
Le travail de lecture de phrase est écrit peu à
peu au tableau et les enfants font des hypothèses sur la signification des
mots, basées soit sur la comparaison avec les mots déjà connus et les prénoms,
soit sur la signification globale de la phrase.
Ø
Les hypothèses des uns sont réfutées
ou acceptées par les autres, après argumentation ( affiche…ce ne peut
pas être poster, car ça commence par un a, ou comme apporté…)
Ø
Dès que quelques phrases sont connues, on
travaille sur la signification de chaque mot pour remarquer le changement de
signification lié au changement de mots : ce sont tous les exercices
avec étiquettes, grosses ou petites, en faisant des substitutions,
parfois amusantes.
Ø Peu à peu les enfants sont capables de former eux-mêmes des phrases signifiantes avec leurs étiquettes, formant de petites histoires encore très calibrées autour des mots de leur capital. Ces phrases sont ensuite lues sur le cahier par l’ensemble des enfants. Plus tard les enfants se détachent peu à peu des mots capitalisés pour former des phrases plus significatives. en haut
Travail sur la phonétique et la relation
phonèmes-graphèmes
Ø A l’école maternelle, à la maison, la plupart des enfants ont déjà fait la relation entre ce qui est écrit et ce qui est prononcé. Au CP, tout en continuant de travailler la lecture globale de phrases et l’augmentation du capital-mots sur lequel construire les hypothèses de travail, chaque son est étudié séparément du reste du travail.
Ø Au début le travail se fait principalement sur les voyelles et les sons voyelles.
Ø
Chaque
voyelle a une couleur : quelque soit la graphie utilisée pour
transcrire ce son, je les écris au tableau dans la couleur dite, ce qui aide à
la découverte du sens d’une phrase nouvelle. Les couleurs utilisées lorsque
l’on entend le phonème sont : le rouge pour le i, le jaune pour
le o, le bleu pour le a, le vert pour le é, le rose pour
le e, le marron pour le u, le violet pour le è, l’orange
pour le ou, le eu est entouré, les voyelles rapide i=ill
voyelle, u de lui…ont une flèche dessous.
Ø
Chaque son-voyelle a un signe pour indiquer
que les lettres ne se lisent pas pour elles-mêmes, mais qu’elles sont
« mariées » pour faire un nouveau son. Le on a une « assiette »
jaune (le o passe par le nez), le in une « assiette » rouge,
le an une « assiette » bleu, le un une « assiette »
marron.
Ø
Chaque son a un signe d’après la méthode
de Borel-Maisonny, ce qui aide beaucoup les enfants en difficulté.
Ø Chaque son a une façon de se faire dans la bouche et il faut la faire noter par les élèves (ouverture de la bouche différente, vibration ou non des cordes vocales (placer la main sur le cou), position de la langue, explosion ou non(t,d,p,b,t,d), passage de l’air par le nez (m,n et les voyelles on, an, in, un)Ø De nombreux exercices sont proposés, tant collectifs qu’individuels. Ils servent à rechercher des mots contenant le son étudié, à faire la distinction auditive entre j’entends et je n’entends pas le son, à classer les mots selon 2 sons voisins (an et on…), à faire la distinction visuelle entre 2 graphèmes approchants (d et b…), à montrer que l’on a compris que plusieurs lettres peuvent former le même phonème (o, au, eau).Après chacun de ses exercices il est indispensable, si on veut être efficace et faire de la remédiation, de bien noter sur quoi bute chaque élève, d’évaluer son problème.
Ø
Le choix de la progression entre les différents
sons est très délicat : il faut éloigner 2 lettres qui se ressemblent,
auditivement ou visuellement, commencer par les sons que l’on souffle plus
longuement, attendre pour faire des sons à graphies multiples (è)…
Tout
le travail se fait en même temps que l’on
avance dans la lecture de textes de plus en plus complexes, les deux parties
du travail s’alimentent mutuellement.
Ø
Tôt ou tard, l’enfant arrive à chercher à lire
un mot nouveau de façon plus efficace que par des hypothèses sur le sens
en fonction des graphies.
Ø
Des exercices, toujours basés sur la production
d’hypothèses, permettent d’accélérer la prise de conscience du fait
combinatoire : collectivement des syllabes, la première fois sorties
des prénoms des enfants de la classe, sont disséminées sur le tableau. On
demande de montrer une syllabe dite. Si c’est juste, on demande
comment l’élève a fait pour la trouver et il expose ses hypothèses, si
c’est faux, un autre enfant explique pourquoi ça ne peut pas être cela (on
ne voit pas i et on a demandé si….). Puis les syllabes ne viennent plus des
prénoms, mais comportent des sons étudiés. La phase de faire montrer ce
qui est dit est très importante pour éviter la lenteur de la « combinatoire
forcée ».
Ø
L’importance d’une explication de la méthode
aux parents est indispensable dès le début de l’année scolaire. Des
exercices avec de petites étiquettes de syllabes peut être souhaitable pour
les élèves qui en janvier n’ont pas compris le « système ».
Ø
Ensuite des exercices inverses ( lis-moi
les syllabes que tu penses connaître ), puis lire un tableau de syllabes en
horizontal et en vertical, au tableau et sur feuille. Le but est qu’il n’y
ait aucune hésitation devant la syllabe : la
combinatoire doit être automatique. C’est cho, parce que je souffle le
ch et dans le même souffle le o
v
Lecture de mots nouveaux et apprentissage
programmé des autres graphèmes.
Ø
Lorsque tout s’est bien mis en place,
l’apprentissage des autres relations phonèmes-graphèmes et des particularités
de certaines lettres se fait très rapidement pour un bon nombre d’enfants,
entre 4 et 6 semaines. Plus un enfant réussit à savoir lire rapidement,
plus son intérêt pour la lecture est soutenu et restera en place.
Ø J’ai donc mis au point un fichier d'apprentissage programmé de ces différentes relations, que les enfants utilisent à l’aide de l’outil « Lexidata », ce qui leur donne une très bonne image d’eux comme lecteurs car ils notent leurs progrès sur leur carte de suivi et savent la plupart des finesses du français à la fin de la 37ème fiche. Je suis en train de mettre au point un fichier plus travaillé pour cet apprentissage programmé, suite à un refus de LEXIDATA-France de payer mon travail à sa juste valeur, c'est-à-dire avec des droits de suite, si la vente est importante dans le temps. Je crois que c'est l'élément clé de mon système, car il permet d'apprendre vite les relations graphèmes-morphèmes et de donner ainsi rapidement le plaisir de lire aux enfants mûrs pour cela et dégage du temps pour les enfants en difficulté. C'est pourquoi je vous demande si vous êtes intéressés de demander mon fichier à Lexidata France
Ø
Toutes les parties de la méthode s’imbriquent
les unes dans les autres et forment un tout suffisamment souple pour permettre
des ajustements en fonction des élèves et de leurs préférences (contes,
textes documentaires…). Des manuels anciens peuvent être prêtés aux élèves
dès la dixième fiche du Lexidata, apprentissage individuel programmé, que
j’ai mis au point.
en haut
v
Travail différencié sur les erreurs :
Le but ultime est de pouvoir faire lire beaucoup de sortes de documents, de textes de diverses catégories, avec questionnaires pour vérifier la compréhension et de prévoir pour chaque sorte d’erreur, et pour les élèves concernés une re-médiation. De même, chaque phonème étudié en systématique doit faire l’objet de dictée de syllabes, de mots phonétiques, de mots à règles simples (que je théâtralisais), et de re-médiation des erreurs trouvées (confusions sourdes-sonores f¹v…, confusions dans l’espace p¹b…, règles non comprises…) par petits groupes, le travail sur l’orthographe lexicale étant abordé par l’étude des différents morphèmes d’un phonème, tout au long de l’année, et avec le logiciel « chasse aux mots » après travail sur le premier son entendu et l’ordre alphabétique. Ce travail doit être continué au CE1 bien sûr, mais aussi au CE2, et aux Cours Moyens !
Il n'est
jamais trop tard pour apprendre à écrire phonétiquement juste, à employer
les règles simples d'orthographe, à améliorer son orthographe grammaticale et
lexicale !
Lexidata,
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fichier apprentissage programmé de la lecture,
-
Autres fichiers
Logiciel d’orthographe « pour
une bonne orthographe »,
-
partie « la chasse aux mots » pour les
élèves
-
« trésor de mots, adulte » pour les
enseignants en préparation de classe
Je vous conseille également le logiciel "1000 mots", dont je ne connais pas exactement le producteur (je vous envoie sur la page la plus intéressante), mais qui est inestimable dans la discrimination auditive, l'acquisition du vocabulaire ainsi que la mémorisation de l'orthographe d'usage de mots... en haut